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La région du Bas-Saint-Laurent a développé des liens avec quelques régions françaises à partir de 2005, notamment dans le domaine des éco-industries, de l’écoconstruction et de la gestion des forêts.
Le Fonds franco-québécois de soutien aux initiatives des collectivités territoriales, créé pour appuyer financièrement le développement de projets d’intérêt commun issus des régions de la France et du Québec, en a été la bougie d’allumage.
Le Fonds est axé sur de la micro-coopération en ce sens qu’il permet à des territoires d’échanger sur des sujets d’intérêt commun. Nous avons choisi de coopérer autour de l’axe des éco-industries. Ce thème a été suggéré par les régions françaises et a été adopté d’emblée par les régions québécoises. Les échanges ont porté sur des sujets « macros » au départ pour focaliser sur des projets précis par la suite. Nous avons commencé par des échanges au niveau des conseils régionaux et des conférences régionales des élus (CRÉ), puis les échanges ont impliqué des centres de recherche ou de transfert, des universités, des entreprises.
Historique
En 2006-2007, le Fonds a retenu quatre projets dont celui portant sur le Rapprochement des pôles d’excellence en environnement. Ce projet a été soumis conjointement par les Conférences régionales des élus des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de Chaudière-Appalaches ainsi que par les Conseils régionaux du Poitou-Charentes, de Rhône-Alpes, de l’Alsace et de l’Aquitaine.
En 2007-2008, le Fonds a retenu deux projets, soit la continuité du projet Rexecobois portant sur les performances des constructions en bois et sur le projet de réaliser un second Forum franco-québécois sur les éco-industries de façon à faire le bilan des projets communs depuis 2005.
Tout a commencé en décembre 2005, par la participation d’une délégation québécoise au premier Forum franco-québécois sur les éco-industries, à La Rochelle ainsi que des visites de sites dans les différentes régions participantes en fonction des thèmes abordés par le forum. Par la suite, les échanges se sont déroulés, non plus seulement entre élus et professionnels des conseils régionaux et des CRÉ mais ont impliqué des entreprises, des centres de recherche, des institutions d’enseignement et de moins en moins d’élus. Les conseils régionaux ont continué à jouer un rôle de coordination mais chaque projet a évolué selon sa dynamique propre.
Objectifs et attentes
Au début, les attentes étaient à la fois ambitieuses, générales et imprécises. C’était l’inconnu. Il y avait seulement quelques balises mais elles ont été déterminantes :
Nous avions tous des préoccupations économiques. Nous avons des ressources limitées, plusieurs projets en simultané et des contraintes de temps. Les Québécois étaient curieux de comprendre la dynamique de la France et nous voulions savoir ce que c’étaient que les éco-industries. Ce concept n’existe pas au Québec.
Nous avons constaté que les régions françaises, avec une démographie et une géographie différentes, avaient des défis différents des nôtres. Nous savions cependant que nous pouvions apprendre les uns des autres. Un trait commun des quatre régions québécoises, en plus de leur proximité géographique, est leur forte concentration en ressources naturelles. Les quatre régions cherchent à diversifier leur économie et elles savent que cela passe par la transformation des ressources naturelles et la valeur ajoutée à ces ressources. Et le mot clé est innovation. L’innovation est la création de nouveaux produits et de nouveaux procédés. Or, l’innovation se fait avec des connaissances et de l’expertise. Nous pouvons aller plus vite si nous avons accès à des expertises et des échanges de connaissances. Or, le domaine de l’environnement est un créneau en émergence au Québec. Et les régions françaises ont une longueur d’avance sur nous en ces matières.
Projets en cours
Événements