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La CRÉ du Bas-Saint-Laurent initie ou participe régulièrement à des études pour répondre à un besoin de connaissance sur un sujet précis. Elle est également signataire d’une entente spécifique qui a pour but de consolider le financement de la Chaire de recherche sur la forêt habitée de l’Université du Québec à Rimouski et en coordonne le comité aviseur.
Chaire de recherche sur la forêt habitée de l’UQAR
Créée en 2001, la Chaire de recherche sur la forêt habitée (CRFH) de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a la particularité d’être une initiative du milieu régional. Ce sont des organismes du secteur forestier du Bas-Saint-Laurent et la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent (à l’époque le Conseil régional de concertation et de développement) qui ont soutenu la création à l’UQAR d’une chaire de recherche forestière dans le cadre de l’Entente spécifique sur la protection et la mise en valeur de la forêt bas-laurentienne 2001-2005.
Mission
Accompagner, par la recherche scientifique, le milieu forestier régional dans l’atteinte de l’objectif de devenir une référence mondiale en matière d’aménagement forestier durable. La programmation scientifique de la Chaire s’articule autour de trois axes :
Financement
Une entente spécifique est actuellement en négociation pour permettre à la CRFH de bénéficier d’un financement de 200 K$ en provenance du Programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier - Volet I du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).
Comité aviseur
En 2007, un comité aviseur, coordonné par la CRÉ du Bas-Saint-Laurent, a été mis en place.
Sa composition reflète la diversité des intervenants liés aux ressources forestières de la région afin de créer la meilleure synergie possible entre la CRFH et les acteurs du milieu forestier.
Son mandat est :
Évaluation du potentiel d’éclaircie commerciale des plantations situées en forêt privée au Bas-Saint-Laurent
Mise en contexte
Les plantations résineuses, principalement celles d’épinettes, représentent un enjeu stratégique pour la région. Déjà des superficies sont disponibles à une première éclaircie commerciale. Ces superficies augmenteront rapidement, d’abord proportionnellement au rythme du reboisement des années antérieures et ensuite avec l’arrivée des deuxièmes interventions qui s’ajouteront à celles qui atteindront le stade d’une première intervention.
Hormis les plantations qui sont traitées en éclaircie commerciale dans le cadre du programme de mise en valeur, l’Agence ne dispose pas d’inventaire dressant le portrait de l’état des plantations. Le MRNF met actuellement en œuvre la stratégie d’investissements sylvicoles, notamment par le programme de travaux commerciaux (PTC), lequel est destiné à l’éclaircie commerciale de plantations et de peuplements naturels.
Il apparaît clairement que pour remplir adéquatement sa mission et pour obtenir des fonds supplémentaires, l’Agence doit disposer d’une meilleure connaissance des plantations sur son territoire.
Objectifs
Le projet de caractérisation des plantations a pour objectifs de :
Produits livrables
L’analyse des données devra permettre de préciser une proportion de plantations inexistantes, présentes et ne nécessitant pas d’investissements futurs, présentes et traitables immédiatement, présentes et traitables au cours des cinq prochaines années.
De plus, l’analyse devra dégager les critères d’intervention pour la première éclaircie commerciale dans une plantation.
Partenaires financiers
Projet d’éclaircie commerciale visant la conversion de peuplements réguliers
Mise en contexte
Les jeunes forêts (0-30 ans) représentent le tiers des superficies forestières du Bas-Saint-Laurent. Parmi ces jeunes forêts, on compte plus de 50 000 ha de plantations et près de 90 000 ha de forêts naturelles de plus de 20 ans qui auront besoin d’être éclaircies dans un proche avenir (d’ici 5 à 10 ans) et qui seront aménagées selon un régime sylvicole de forêt régulière.
Ce régime sylvicole prévoit la récolte entière du peuplement une fois la maturité atteinte ce qui est modérément efficient sur le plan de la stabilité des approvisionnements. En effet, un tel régime dans le Bas-Saint-Laurent risque de répéter le cycle
De nombreux efforts de recherche en Europe ont été réalisés sur la conversion des peuplements et ceux-ci ont démontré que la conversion de peuplements à structure régulière en peuplements à structure irrégulière se faisait en quatre étapes (Schütz 2001) :
Toutefois, très peu d’études ont été publiées sur les interventions qui devraient être réalisées dans les jeunes forêts afin de favoriser la conversion de peuplements à structure régulière en peuplements à structure irrégulière à long terme. Si la région veut adopter un régime sylvicole à structure irrégulière pour une partie de ces plantations, elle devra d’abord identifier les meilleurs moyens pour les convertir en peuplements à structure irrégulière. Les objectifs de cette étude sont donc :
Pour ce faire, l’approche préconisée sera de mettre en place des dispositifs expérimentaux pour tester trois types d’éclaircie commerciale auxquels seront associées deux tailles de trouées. Les effets de ces traitements sur la croissance des arbres, l’établissement de la régénération et l’établissement de la végétation compétitrice seront mesurés.
De plus, les tiges récoltées dans le dispositif seront envoyées vers une scierie qui les transformera. On pourra alors déterminer les produits qui sont tirés d’une première éclaircie commerciale dans chaque combinaison de traitements. On testera la résistance mécanique d’un échantillon des bois sciés issus des différentes combinaisons de traitement du dispositif.
Partenaires